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GemmeLa compagnie noirâtre

... et leurs concours

mardi 6 février 2007, par Herr Zatz

Les guerres de voisinages et autres luttes pour la domination du monde son fréquentes, et la Terre de Fangh ne fait pas exception.
C’est ainsi que naissent les compagnies de mercenaires, tas de brutes assoiffés de bière et noyant le vide de leur âme dans des pintes de sang (non, il n’y a pas d’erreur). De ces nombreuses assemblées de vauriens mal dégrossis, seule la compagnie noirâtre a laissé à la postérité une trace écrite de ses forfaits.

En effet, une vieille tradition datant de plusieurs générations fait que la compagnie est doté d’un greffier qui prend note de tous les exploits de taverne de ses membres, ainsi que de la majorité des âneries qu’ils profèrent.

Cela peut sembler étrange pour un ramassis de dépravés dont le quotient intellectuel moyen relève des mathématiques quantiques. Ca l’est moins lorsque l’on sait que la décision date d’une beuverie mémorable pendant laquelle le capitaine de la compagnie s’était juré de vider les caves de Miluej (tâche on ne peut plus héroïque, à tel point qu’il échoua après avoir bu entre douze et quatorze tonneaux de bière, selon les versions).

Bref, le capitaine déclara entre le neuvième et le huitième tonneau, que la compagnie méritait bien qu’on immortalise ses faits d’armes et surtout ses records de taux d’alcoolémie, et que pour ça il fallait, je cite « un connard d’intello » dans l’équipe dirigeante. C’était le début du management moderne. (le début puisque désormais le fait d’être un intello n’est plus nécessaire à briguer un poste de management, vous l’aurez remarqué.)

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Toubab, dernier greffier de la compagnie.

C’est ainsi que le poste de greffier apparut dans la compagnie, et que depuis, ses exploits sont relatés avec toute la précision et la véracité que permet un état d’ébriété quasi-constant, dans les fameuses « annales de la compagnie noirâtre ». A ce sujet, les greffiers étaient à l’origine nommés « annalistes », mais à force de subir les quolibets de leurs collègues, les intéressés ont fini par trouver un terme moins enclin aux sous-entendus scatologiques.